Les faibles taux de rendement actuels

Les faibles taux de rendement des placements à revenu fixe n’affectent pas seulement le petit investisseur. Mais, toute l’industrie financière; le secteur bancaire, les assurances-vie et les fonds de pension.

Et cela se produit partout dans le monde. Et en même temps!

À tel point que l’impact des bas taux de rendement va bientôt commencer à affecter sérieusement le niveau de vie des pensionnés.

C’est la conséquence directe des faibles rendements réels des rentes des assureurs et des fonds de pension privés et publics.

 

Le risque pour vos investissements augmente!

Les assureurs qui garantissent actuellement un rendement de 3% ne pourront bientôt plus payer une rente à long terme en gagnant aussi peu que 1% de rendement annuellement.

Aussi, l’investisseur de 10,000 (Euros ou $) ne se satisfait plus d’un rendement médiocre, mais garanti de 1% sur des titres obligataires de nos gouvernements ou de sociétés.

Alors que dans un passé pas si lointain, il était facilement possible de générer un beau 6% de rendement annuel, sans risque!

https://data.oecd.org/chart/4yIy

En conséquence, l’investisseur se tourne forcément de plus en plus vers le secteur immobilier, l’investissement dans les de plus petites entreprises et les cryptomonnaies, pour générer de meilleurs rendements.

 

Les faibles taux de rendement et le risque pour l’investisseur

faibles taux de rendement- risque financier

Selon le Wall Street Journal, en 1995, vous pouviez être investis à 100% en obligation d’état; et sans prendre de risque financier, vous touchiez 7,5% de rendement!

En 2015, cette tranche du portefeuille moyen est réduite à 12%… Et cette tendance s’est poursuivie depuis.

De plus, remarquez comment la composition du portefeuille type s’est complexifiée en 20 ans.

Les composantes risquées du portefeuille prennent de plus en plus d’importance en raison des faibles taux de rendement.

En conséquence, les fonds de pension américains ont été forcés de prendre beaucoup plus de risque.

En 2015, les obligations ne représentent que 13% du portefeuille, l’immobilier pesait 13% et les actions, 75%!

Les actions de sociétés privées bénéficient aussi d’un fort soutien d’acheteurs américains avec 12% du portefeuille. Il y a de quoi motiver plusieurs entrepreneurs qui avaient peu accès à ce marché pour se financer, il y a 10 ans!

J’ai déjà fait remarquer, dans d’autres articles en lien avec le risque d’investir en temps de crise, que la tendance actuelle était de prendre de plus en plus de risque afin de compenser les faibles taux de rendement des placements considérés surs, comme les titres à revenus garantis des banques et les obligations d’état.

Bref, la question n’est pas de savoir comment ce long cycle boursier se terminera…

On sait tous que ça finira mal!

Et tenter de déterminer quand le prochain krach boursier est impossible. Aucun gourou financier ne peut nous aider!

Pensez plutôt à vous protéger le mieux possible.

Soyez prêts au pire, la crise 2008 n’est pas terminée!

Marc Blais