Quoi, on est toujours en crise financière?

On n’est pas complètement sorti de la récession de 2008-2009.

Pierre Fortin, économiste

 

L’économiste Pierre Fortin, abondait en ce sens dans une entrevue réalisée à RDI en août 2016 (à 4 min 10 sec de la vidéo).

estimation croissance mondiale - Est-on toujours en crise financière?D’autre part, on voit clairement dans ce graphique que la vraie croissance économique tarde à se manifester.

Aussi, les politiciens qui nous disent que la reprise est assurée sont soit mal informés ou ils tentent tout simplement de nous motiver à consommer davantage, comme le mentionne d’ailleurs Pierre Fortin à Gérald Filion dans son entrevue.

Et il y a aussi l’économiste de Natixis, Philippe Waechter qui relativise les chiffres officiels en lien avec la croissance économique.

Le PIB américain du 2e trimestre révisé à la baisse. La révision est minime, mais cela signale une croissance limitée pour l’année 2016. La révision a été de 1.22 % à 1.1 % (taux annualisé). Ce n’est pas spectaculaire, mais l’acquis n’est que de 1 %, la croissance sur un an de 1.2 % et il faudrait 2.6 % (taux annualisé) à chacun des deux derniers trimestres de 2016 pour atteindre 1.5 % sur l’ensemble de l’année. C’est beaucoup au regard des évolutions récentes. Peut-on imaginer la Fed remonter son taux pour calmer la surchauffe?????

Tout ça se passait en 2016…

 

Est-on toujours en crise financière en 2017?

Mais l’année 2017 ne donne toujours pas de signes encourageants…

 

Une reprise faible

Malgré les récentes nouvelles économiques qui donnent à penser que la reprise est solide, les signes de reprise économique ne sont pas évidents.

Il faut par exemple lire le titre de cet article: Une reprise solide se confirme dans la zone euro. Et ensuite, bien analyser son contenu (en chiffres) pour se rendre compte que la reprise économique – s’il y a reprise – est… plutôt faible!

En complément, j’explique ici comment une erreur d’estimation du taux d’inflation officiel peut fausser le calcul de croissance économique.

 

Oui, mais la bourse monte!

Et il y a les bourses qui donnent l’impression que tout va bien grâce, à l’intervention des gouvernements et des banques centrales qui y investissent des sommes colossales… afin de stimuler artificiellement l’économie.

 

Bref, nous sommes toujours en crise financière et les causes de la crise financière de 2008 n’est toujours pas réglée.

En fait, elle s’est même aggravée!

 

Nous, les investisseurs

Et si nous sommes toujours en crise financière, qu’est-ce que cela veut dire pour nous les investisseurs?

En général, lors d’une crise financière et en attendant que l’économie reprenne son rythme normal, les investisseurs se réfugient dans les obligations.

Mais que faire lorsque les taux de rendement des obligations d’état sont si bas?

 

Les bas taux d’intérêt

Le taux d’intérêt sur les obligations d’épargne du gouvernement fédéral canadien a baissé de 75 % depuis 2008!

Il est facile d’imaginer l’impact sur le rendement des investissements des épargnants!

Quand 70 % des titres à revenu des obligations du monde sont inférieurs à 1 % et que 30 % rapportent des taux négatifs, c’est clair que l’investisseur paie pour investir!

Les retraités sont donc dans une position difficile. Car en générant beaucoup moins de revenus de retraite que planifié, ils sont forcés de réduire leurs dépenses. Et cela affecte la croissance!

Aussi, si les bas taux d’intérêt se poursuivaient encore quelques années, qu’arriverait-il des revenus de pension garantis par l’état, de la capitalisation des fonds de pension privés et des fonds réservés aux réclamations futures des assureurs?

Les fonds manqueraient.

En fait, ils manquent déjà…

Plusieurs fonds de pension privés et publics sont sous-capitalisés de 40%!

 

Mais comme investisseur, comment se préparer à 2018, 2019 et 2020?

Les taux d’intérêt ont baissé lentement mais sûrement depuis 35 ans.

En conséquence, la valeur marchande des titres obligataires a augmenté. (Car les titres à plus haut taux d’intérêt ont plus de valeur que ceux à bas taux d’intérêt.)

Mais maintenant que les rendements sont tout près de 0%, devrions-nous continuer à acquérir des titres obligataires?

Pouvons-nous clairement assumer que la baisse des taux d’intérêt soit pratiquement terminée?

Si oui, à quel rythme remonteront les taux d’intérêt?

Et quelle sera la conséquence sur l’économie?

 

Baisser les taux d’intérêt pour stimuler l’économie?

Le danger actuel c’est qu’on ne peut pas continuer à baisser les taux d’intérêt, certains titres obligataires sont déjà en territoire négatif!

Les retraités

Les gens à la retraite sont déjà dans une mauvaise situation financière.

 

Les trentenaires

Ce sont par contre les trentenaires qui veulent investir et emprunter pour acheter une maison qui pourraient en profiter…

Mais ont-ils vraiment accès au crédit?

Les banques commerciales sont restées prudentes et prennent encore très peu de risque…

 

Les entrepreneurs

Les gens d’affaires constatent que les perspectives de croissance sont moindres que par les années passées.

Et ils investissent donc moins qu’auparavant.

Le résultat est que la croissance économique ne se manifeste pas encore!

 

Le vrai taux d’inflation

De plus, nos dépenses personnelles subissent une hausse annuelle qui diffère grandement des chiffres d’inflation officiels. Et nos revenus n’augmentent pas au même rythme!

Avez-vous remarqué que votre coût de vie est différent de l’indice des prix à l’inflation (IPC), le taux d’inflation officiel de votre gouvernement?

C’est là une autre raison qui fait que nous consommons moins qu’auparavant.

L’inflation appauvrie les épargnants un peu plus chaque jour.

D’où la nécessité de détenir des biens et des investissements qui vous protègeront de l’inflation.

 

Le vent a tourné : les banques centrales ont perdu la confiance des investisseurs!

 

Il ne faut ni croire nos politiciens ni la FED ni la BCE!

 

Les QE cumulés des banques centrales depuis 2008 - Est-on toujours en crise financière?Les banques centrales ont beaucoup investi pour sauver le système bancaire depuis la crise de 2008. Mais la façon dont elle a procédé ne visait pas nécessairement — ou principalement! — la reprise de l’économie.

Et de leur côté, les marchés financiers ont accordé le bénéfice du doute aux banques centrales.

 

Les investisseurs, eux…

Les investisseurs, eux, espéraient que la nouvelle politique monétaire de leurs pays allait vraiment aider l’économie et, surtout, qu’elle parvienne à résoudre les difficultés des banques. Et réactive l’économie.

Mais dix ans se sont écoulés depuis 2008. Et les banques sont encore fragilisées, en fait, elles le sont même plus qu’en 2008.

Les résultats économiques positifs des programmes de relance se font attendre depuis dix longues années déjà.

En fait, la situation qui s‘était pourtant légèrement améliorée aux États-Unis, suite au premier QE (aide quantitative), au second QE et au troisième QE; pourrait empirer de nouveau s’il y avait un autre coup dur porté à la stabilité du système financier.

Et cela nécessiterait un quatrième QE…

Si bien que maintenant, ce qui se produit c’est que les marchés financiers et les gros investisseurs se demandent :

  • Combien de QEs seront nécessaires pour finalement relancer l’économie?
  • Combien d’argent devra encore être imprimé par les banques centrales?
  • Et comment l’économie pourra-t-elle repartir si la consommation n’est pas au rendez-vous?

bilan des banques centrales - Est-on toujours en crise financière?Il est clair qu’il faudra faire davantage et différemment pour obtenir un meilleur résultat.

Plusieurs se demandent pourquoi les banques centrales s’entêtent à faire encore plus de ce qui n’a pas marché?!

C’est pourtant ce que continuent de faire des pays comme le Japon, les États-Unis et l’Europe!

Sans résultats. On est encore et toujours en crise financière!

 

La solution parfaite pour se protéger à de la crise financière n’existe pas. Et surtout elle est propre à chaque investisseur.

Mais ce qui est sûr, c’est que ne pas se protéger n’est pas une option!

 

 

Un peu d’or pour protéger son portefeuille boursier?

Si vous décidiez de rester partiellement ou pleinement investi en bourse, investir dans l’or et dans les bonnes minières pourrait stabiliser et améliorer le rendement de votre portefeuille au cours des prochaines années.

Le secteur des minières, en début de cycle haussier!

Le prix de l’or a terminé son cycle baissier en janvier 2016.

Depuis, des mouvements de hausse et de baisse se sont succédé… Mais au net, on assiste depuis 2016 à une hausse qui confirme le début d’un nouveau cycle minier haussier.

Le début de ce cycle haussier sera très profitable pour ceux qui sauront comment investir dans les bons titres miniers!

Soyez libre de télécharger mon guide gratuit “Comment investir dans les minières en début de cycle minier”.

Diversifier ses investissements dans le secteur minier sera un des meilleurs moyens de se protéger de la crise financière et de diversifier ses investissements à la bourse d’ici 2020.

 

Pourquoi allouer une portion de son portefeuille aux minières en 2017?

L’attrait le plus important d’investir dans les meilleures sociétés minières – c’est l’effet de levier positif de la valeur des minières sur le prix de l’or d’un cycle haussier. (Mais comme vous l’avez sans doute remarqué, cet effet est super négatif lors d’un cycle baissier!)

En effet, les sociétés minières possèdent des années de réserves dont la valeur est affectée par la variation du prix des métaux qu’elles produisent.

Le ETF GDXJ de 2011 à 2017

Le ETF GDXJ de 2011 à 2017

 

Malgré une faible hausse du prix de l’or depuis le début de 2016, vous avez sans doute déjà remarqué l’effet positif multiplicateur sur la valeur des minières.

Aussi, lorsque l’or reprendra fortement sa course pour atteindre de nouveaux records, les minières prendront rapidement beaucoup de valeur!

Serez-vous là pour en profiter?

Rappelez vous, nous sommes toujours en crise financière!

Bonne semaine!

Marc Blais, auteur et coach financier